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jeudi 09 février 2023
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Le site de Dominique, un amateur passionné

 

1-1-1-3 : Philosophie audiophile

Mise à jour : 28 janvier 2023, Antimode 11.

 

Préambule :

Nous avons tous le même but, obtenir avec notre installation le meilleur son possible.
Pour les uns, ce meilleur son est celui qui leur plaît.
Pour d'autres c'est le même son que celui entendu au concert acoustique.
Je fais partie de la dernière espèce, et le chapitre la haute-fidélité vous l'explique dans le détail.
Cette différence d'approche sur ce que doit être le son entendu commence à expliquer des différences d'approche dans la composition de la chaîne.

La deuxième notion à prendre en compte est financière.
Le meilleur son possible, oui, mais pas à n'importe quel prix.
Faire les choix techniques qui permettent d'avoir un meilleur son dans son budget est une approche intéressante.
Cette approche oblige à sortir des sentiers battus, à ne pas suivre l'approche audiophile classique qui ne me plaît pas du tout.
Le chapitre sur les audiophiles vous donne un bel aperçu des problèmes.

Enfin, vous avez parfaitement le droit de ne pas être d'accord avec mon approche.
Tous les goûts, tous les avis sont dans la nature, je respecte les vôtres, respectez les miens.
La musique adoucit les choses, il n'y a pas de raison que cela se passe mal.
Mais respecter un avis différent du sien ne dispense absolument pas de donner de très solides arguments sur son approche personnelle.
Si ce n'est pas de la philosophie, qu'est-ce ?
Avec votre avis différent, vous êtes au pied du mur : argumentez-le, bon courage.

 

Le principal problème, la pièce d'écoute :

À part vous, l'auditeur, le principal problème est la pièce d'écoute.
Les fabricants font tous du relativement bon matériel, les mesures objectives le prouvent. (Comment, votre revue hi-fi préférée ne mesure pas ? Est-elle sérieuse ?).
Les choses se dégradent une fois le matériel placé dans votre salon : vous écoutez la chaîne placée dans votre pièce.
Cela ne change rien pour les électroniques, cela change tout pour les enceintes.

Lorsque vous mesurez une enceinte dans votre pièce d'écoute, la réponse sans être catastrophique n'est pas celle attendue.
Ce n'est absolument pas la réponse linéaire annoncée par le fabricant, parce que mesuré dans les conditions idéales.
Un exemple pour vous convaincre ? Le chapitre égaliseur vous en montre quatre.
Le problème vient que la plupart des amateurs de hi-fi ne mesurent pas leur installation dans leur pièce, alors qu'il suffit d'un investissement de moins de 200 € pour le faire.
Avec une absence de diagnostic correct, comment voulez-vous tirer de bonnes conclusions pour savoir ce qu'il faut changer ?

Il ne faut pas "admettre" que la réponse des enceintes dans votre pièce n'est pas bonne.
Il faut "reconnaitre" les faits, irréfutables lorsque vous les avez mesurés.
Si vous êtes gêné à l'écoute par une pointe de 4 dB à 500 Hz, que cette pointe de 4 dB est générée par votre pièce, un changement d'enceintes ne supprimera pas le problème.
Il ne peut être atténué uniquement si la nouvelle enceinte à un creux à cette fréquence.
Et si vous pensiez le résoudre par un changement d'électroniques, qui sont mesurées à +/-0.1 dB de 20 à 20000 Hz, ou par un changement de câble, vous n'avez aucune chance d'y arriver.

 

Le traitement acoustique :

Un problème doit s'attaquer à la source, c'est le seul moyen de bien le résoudre.
La pièce d'écoute est la cause des problèmes, il faut donc traiter la pièce pour supprimer les problèmes.
Mais...

  • Un traitement acoustique est coûteux, et votre budget est limité.
  • Vous êtes locataire, vous ne pouvez rien faire dans votre pièce.
  • La baie vitrée est une partie de la cause, vous ne pouvez pas vivre dans le noir.
  • Enfin votre compagne ne veut pas en entendre parler. Je ne veux pas vous décevoir par avance, mais c'est elle qui aura le dernier mot...

Donc si le traitement acoustique est une excellente solution, cette solution ne s'applique pas, ou pas assez, à l'immense majorité d'entre nous.
Par contre, le placement correct des enceintes dans votre pièce doit être réalisé, sauf si les contraintes familiales vous l'interdisent.

Si vous faites un traitement acoustique, faites-le sur une surface significative de la pièce.
Murs, sol et plafond réfléchissent les ondes acoustiques.
Votre pièce de 30 m2 a : 30 m2 de sol, 30 m2 de plafond, 2 murs de 15 m2, 2 murs de 12.5 m2 soit 115 m2 pour une pièce de 6x5 m sur sol et un plafond à 2.5 m de haut.
Une surface significative, c'est au moins 30% des 115 m2, c'est-à-dire 35 m2 environ : les 2 murs latéraux à 100% plus 5 m2.
Vous pensiez faire beaucoup moins ? Ce sera beaucoup moins efficace...

 

L'égalisation :

Nous avons un problème objectif et mesuré, la réponse des enceintes dans la pièce d'écoute n'est pas bonne.
Pour diverses raisons évoquées ci-dessus, nous ne pouvons pas appliquer le traitement acoustique.
Un changement d'électroniques ne peut pas faire quoi que ce soit, car les différences sont inférieures à +/-0.1 dB.
Un changement de câbles ne peut pas faire quoi que ce soit, car les différences sont inférieures à +/-0.1 dB : J'aimerai que vous en soyez convaincu.
Mais alors que reste-t-il ?

L'égaliseur est l'appareil le plus décrié par les audiophiles.
Dans les années 70 ou 80, ils étaient tous analogiques, avec une correction qui fait varier la phase acoustique comme un accident dans la courbe de réponse.
Les égaliseurs analogiques peuvent être à Q constant ou à Q variable, et l'information n'a jamais été indiquée, parce que les égaliseurs étaient "mauvais" à l'écoute.
L'approche de Jean HIRAGA "du fil droit avec du gain" dans la revue l'audiophile vous a convaincu qu'un appareil de plus ne pouvait apporter que des pertes.

Nous sommes en 2023, et les égaliseurs sont aujourd'hui numériques, avec un traitement de l'information par un DSP qui accepte un signal en 24 bits à 184 kHz et qui travaille sur 32 bits pour des raisons d'arrondi dans les calculs.
Votre principale source est le CD qui est lui aussi numérique.
Si vous restez en numérique entre le lecteur CD et l'égaliseur, avec une liaison numérique bien étudiée entre les deux, vous n'avez aucune perte.
Par contre vous ajoutez des fonctions qui apportent des gains à l'écoute.
Un égaliseur numérique, bien placé dans votre chaîne, vous apporte les gains d'une courbe de réponse linéaire, sans les pertes d'un appareil de plus puisqu'il est numérique et que votre source est elle aussi numérique.
Le chapitre égaliseur vous en montre quatre exemples mesurés, sans et avec correction.

En 2020, avec les corrections par convolution avec un PC, nous sommes avec un calcul sur 64 bits jusque 384 kHz.
Pour un CD à 44100 Hz, la correction sera à 176400 Hz avec un upsampling x4, le calcul sur 64 bits évitera les arrondis sauvages en cours de calcul.

Le dernier point est le plus important pour une correction musicale : s'il y a des choses à corriger, il ne faut pas surcorriger non plus.
Une correction paramétrique ce sont trois paramètres : Une fréquence, une amplitude, et la forme de l'atténuation, le facteur Q.
Mes essais, avec un haut-parleur large bande, n'ont pas montré de limite, ni sur le Q ni sur le lissage de la réponse, vous pouvez utiliser la valeur qui convient le mieux pour corriger, corrections à phase minimum.
Pas de correction de la phase avec un haut-parleur large bande, mais les filtres passe-haut, passe-bas et courbe cible "Tilt" doivent être à phase linéaire, quand les autres corrections sont à phase minimum.
Il faut utiliser un égaliseur paramétrique pour pouvoir régler le Q, avec suffisamment de réglages pour arriver au résultat.

 

Des pertes et des gains :

L'habitude des audiophiles est de dire qu'un appareil de plus n'apporte que des pertes.
Je vais vous tacler gentiment en vous faisant remarquer que le préampli RIAA de votre platine vinyle est aussi un appareil de plus, dont vous avez oublié d'en quantifier les pertes.
Je serai moins gentil avec ce marchand, sur un forum audiophile, qui a tenté de démontrer qu'un appareil de plus était bénéfique lorsque c'était un préampli avant un ampli, et mauvais lorsque c'était un égaliseur, sans le préampli, devant le même ampli : la connerie est sans limite dans le monde des audiophiles.

Lorsque vous êtes en numérique, avec des liaisons bien étudiées entre les appareils, un appareil de plus n'apporte pas de perte, le signal est fait de 0 et de 1.
Les fonctions de ces appareils numériques apportent des gains, audibles et mesurables.
Pour un égaliseur, le gain est une courbe de réponse, mesurée dans votre pièce, beaucoup plus linéaire.
Pour un correcteur de phase acoustique, je ne sais pas, un haut-parleur large bande s'utilise sans correction de la phase.
Vous écoutez la somme des gains et des pertes.
En fonction des cas, le résultat peut être un gain, neutre, ou une perte.
Et si vous vous y prenez bien, le résultat sera un gain non négligeable.

Cette notion de somme des gains et des pertes, de fonctions ajoutées et non pas d'appareils en plus, est novatrice et mérite vraiment d'être réfléchie.

Prenons un exemple, vous pensiez mettre 1000 € dans un ampli neuf.
Et si vous mettez 700 € dans l'ampli et 300 € dans l'égaliseur ?
Le son de l'ampli sera pratiquement équivalent, ou alors les différences seront infimes.
L'égaliseur va vous permettre de corriger la bosse de 4 dB à 500 Hz de notre exemple. 4 dB ce n'est pas rien.
Le bilan, somme des gains et des pertes, sera à l'avantage de l'égaliseur parce que la correction d'une bosse de 4 dB à 500 Hz est beaucoup plus importante que la différence de sonorité entre deux amplis.
Vous n'allez pas mettre longtemps à vous rendre compte combien la correction de la courbe de réponse est bénéfique à l'écoute.
Du plus ces gains-là sont directement mesurable, tandis que la différence entre deux amplis ou deux câbles ne se voit pas lors de la mesure des enceintes dans la pièce.

Nous pouvons aller encore plus loin dans les gains sans dépenser un centime de plus.
Imaginez que les enceintes soient des CABASSE SAMPAN vintage : Vous ajoutez une transformée de Linkwitz et vous modelez le rendu du grave à votre goût.
Quelle que soit l'enceinte, vous ajoutez un filtre passe haut pour couper le grave que ne sait pas reproduire votre enceinte ou que ne peut pas accepter votre pièce, et vous améliorez un peu la qualité d'écoute et surtout le niveau sonore possible sans distorsion gênante.
Vous en êtes sans doute encore au point de savoir si un appareil de plus apporte des gains ou des pertes, j'en suis a deux gains objectifs et mesurables avec le même appareil, deux gains qui sont tout sauf négligeable.
Aucun câble, aucun changement d'électronique ne vous permet d'avoir des gains de cet ordre de grandeur : nous avons corrigé les vrais problèmes.

 

Et le rendu des aigus, et l'énergie dans le haut grave ?

Je lis sur les forums des insatisfactions dans le rendu des aigus :

"J'ai du mal avec le côté trop dur des aiguës, qui sont pour moi fatigants a la longue, j'ai les oreilles fragiles!"

Avec un égaliseur vous arriverez à mettre les aigus au niveau qui vous convient, par exemple pour obtenir ma courbe cible, et trouver à l'écoute la pente qui convient à votre pièce d'écoute.
Exactement, vous allez mettre le médium et l'aigu au bon niveau par rapport aux grave et bas-médium.

Il y a toujours une atténuation des aigus avec la distance.
L'important est d'avoir la bonne atténuation à la bonne distance.
Quand vous avez écouté les enceintes chez le marchand, étiez-vous à la même distance des enceintes que chez vous ?
Quand un audiophile vous dit que telle paire d'enceintes est bonne avec un aigu doux, lui avez-vous demandé à quelle distance d'écoute ? (et aussi à quelle distance était le mur arrière ?)

Il est aussi important d'avoir de l'énergie dans le grave et le bas médium.
Ma courbe cible vous permet de l'avoir facilement, sans ressentir le besoin de rajouter un SUB toujours difficile (souvent impossible) à marier correctement au reste de la chaîne.
Je dis toujours à ceux qui m'écrivent pour ajouter un SUB : votre manque de grave n'est-il pas un excès de médium aigu ?
Regardez ma courbe cible, vous corrigez les deux en même temps...

Je suis absolument certain qu'ajouter un SUB sur votre installation ne rajoutera pas l'énergie qui vous manque dans la bande du bas médium, de 60 Hz à 300 Hz.
Ma courbe cible va y arriver tout de suite, et va vous faire sérieusement réfléchir à la non-utilité de rajouter le SUB auquel vous pensiez.
Je pondérerai un peu ce propos en fonction de votre style de musique écoutée.
Ce qui est vrai sur du classique l'est moins sur du POP, rock, techno, parce que vous avez de mauvaises habitudes d'écoute.
C'est à vérifier au cas par cas, en commençant par la courbe cible et en ajoutant le SUB dans un 2eme temps si le manque persiste.

Là encore le gain est objectif et mesurable, sans ajouter autre chose que l'égaliseur ou le DSP.
Nous avons corrigé les accidents dans le médium, nous avons obtenu la même atténuation dans les aigus que celle de la grande salle du concert acoustique, nous avons adapté le rendu du grave d'une enceinte close avec une transformée de Linkwitz.
Et j'insiste, tous ces gains sont objectifs parce que mesurables.

Avant d'écrire sur un forum que le son d'une enceinte égalisée est "plat et sans vie", allez plusieurs fois au concert acoustique...
Regardez aussi comment vous avez fait les corrections en comparaison avec mes recommandations dans le plan d'expérience sur les corrections par convolution avec RePhase, je suis sûr que vous n'avez pas fait ce qu'il faut.
La vérité est que vous vous êtes habitué à certains défauts, et que ce sont vos enceintes dans votre pièce qui ne sont pas fidèles.
Par exemple, et je ne cite pas cet exemple par hasard, les enceintes DIY conseillés par François H ont une bosse dans le médium, prouvé par une mesure publiée sur le forum Home-cinéma.
Ne m'accusez pas de parti pris, les mesures ne sont pas de moi...

 

Les deux composantes d'une onde acoustique :

Vous savez tous que la réponse d'une enceinte doit être linéaire.
Cette linéarité doit être pondérée par les réflexions de votre pièce d'écoute, l'énergie globale entendue est la somme du son direct et des réflexions, cela demande donc une courbe de réponse régulièrement descendante : linéaire, mais avec une pente qui atténue les aigus par rapport aux graves.
La courbe de réponse c'est l'amplitude du signal sonore.
Il y a une deuxième composante, systématiquement oubliée : la phase acoustique.
Certains d'entre vous savent qu'un haut-parleur peut se brancher en phase ou en opposition de phase.
Mais savez-vous que la phase acoustique varie avec la fréquence, que cette variation n'est pas toujours linéaire, qu'une variation de la phase est une absence de fidélité ?

La référence de la haute fidélité, c'est la musique acoustique entendue au concert.
Un enregistrement parfait ne devrait pas dégrader ce que vous avez entendu, la reproduction par vos enceintes non plus.
Tout comme la réponse des enceintes doit être linéaire, la phase acoustique des enceintes doit aussi être linéaire.
Et si des études montrent une moindre sensibilité de l'oreille aux variations de phase acoustique, une moindre sensibilité ce n'est pas une insensibilité...

Avec une variation de la phase acoustique, le timbre des instruments est modifié, la réponse sur une impulsion est moins bonne, la dynamique est réduite, l'image sonore est instable, vous avez perdu quelque chose dans le message sonore.
Vous pouvez lire ici ou là qu'il ne sert à rien de mesurer parce que le son est différent malgré des courbes de réponse en amplitude identiques.
Comme vous n'avez pas mesuré la courbe de phase acoustique, vous ne voyez pas la cause des différences, et vous avez tiré des conclusions totalement fausses...

Je n'ai pas d'avis sur la correction de la phase d'une enceinte multivoie.
Pour être plus précis, je n'en ai plus, et je n'ai pas ce qu'il faut pour refaire des essais.
Pour un haut-parleur large bande utilisé seul :

  • Avec des corrections à phase minimum, avec un filtre passe-haut, passe-bas, et courbe cible "Tilt" à phase linéaire, il n'y a pas de phase à corriger.
  • Avec des corrections à phase minimum, avec un filtre passe-haut, passe-bas, et courbe cible "Tilt" à phase minimum, il faut corriger la phase de ces filtres et courbe cible.

Les deux cas sont rigoureusement équivalents à l'écoute, le premier est beaucoup plus simple à mettre en place et surtout à mettre au point si vous réglez la fréquence, la pente et le type des filtres à l'écoute.

 

Dans quels cas la phase acoustique varie ?

La phase acoustique d'une enceinte acoustique n'est jamais linéaire sans correction.
Même un large bande, branché en direct sur un ampli et sans le moindre filtre, a une phase acoustique qui varie par le seul fait de la coupure acoustique dans les graves et les aigus : La bande passante n'est pas infinie, donc la phase acoustique varie.
Les amateurs de filtre à 6 dB/octave seront déçus, la phase acoustique varie encore plus que pour un haut-parleur large bande puisqu'il y a un filtre : 90° de rotation de phase acoustique de plus.
Les coupures acoustiques font aussi varier la phase acoustique.
Enfin, les systèmes multivoies avec des filtres à pentes plus raides sont très loin d'être parfaits, beaucoup moins qu'un large bande sur le critère de la phase acoustique.

Quantifions la variation de la phase acoustique :
Prenons une enceinte à deux voies, avec une coupure à 2500 Hz en Linkwitz Riley à 12 dB/octave.
Ajoutons une coupure acoustique dans le grave, en BR Q bas à 40 Hz à -3 dB. Le Q bas, c'est un alignement BESSEL qui marche si bien en hi-fi.
Ajoutons une coupure dans les aigus à 12 dB/octave pour avoir le 20000 Hz à -1.5 dB.
Enfin nous avons fait la mise en phase acoustique du tweeter avec le grave médium par recul du tweeter. Délai théorique 0 mm sur toutes les voies.
La variation de la phase acoustique est de 440° entre 20 et 20000 Hz, alors que le son entendu au concert est parfaitement linéaire sur ce critère.
Vous pouvez le vérifier avec le simulateur théorique de filtre passif JMLC.

Nous sommes habitués depuis des années à toujours écouter des enceintes dont la phase acoustique varie.
Pourtant, la phase enregistrée lors d'un concert acoustique devrait être reproduite sans la moindre modification.
Nous sommes en présence d'un cas réel de non-fidélité.
Certains préfèrent aller chipoter des détails ridicules avec les câbles ou les électroniques.
Attaquez-vous aux vrais problèmes, c'est un autre monde musical qui s'ouvre à vous.

Maintenant que j'écoute une chaîne haute fidélité corrigée en amplitude, avec une phase optimisée pour mes haut-parleurs large bande, je détecte très facilement les écoutes amplifiées par rapport aux instruments acoustiques non amplifiés.

 

Comment corriger la phase acoustique ?

Cela fait assez peu d'années que cela est possible pour un amateur. Il a fallu attendre l'arrivée des DSP pour pouvoir le faire.
Oubliez tout de suite vos projets de corriger avec un filtre passif. Ce n'est simplement pas possible.
Vous pouvez tenter de botter en touche avec un argument du type "Les enceintes TAD sont excellentes, et ne sont pas corrigées en phase acoustique". Je ne ferai que deux réponses :

  • Elles pourraient être encore meilleures avec une correction de la phase acoustique.
  • Si vous ne voulez pas aller sur le terrain de la correction de la phase acoustique, inutile de chercher de mauvaises raisons, vous n'y allez simplement pas.
    Assumez vos choix, le fait que l'on puisse vous dire que vous pourriez avoir encore mieux, le fait que l'on puisse vous dire que votre installation n'est pas fidèle, sans que vous ayez le moindre argument qui tienne la route pour prouver le contraire : échec et mat.

Je corrigeais la phase acoustique et l'amplitude dans un mini PC, un notebook, sous Windows XP, le même PC qui me servait pour la musique dématérialisée.
Aujourd'hui je suis passé à une tour sous Windows 10, achetée 380 € en 2012, sans performance particulière.
Je ne vous parlerai pas de la puissance nécessaire pour le PC, celui que j'utilisais à 9 ans et convenait très bien avec 12% d'utilisation CPU, celui sous Windows 10 n'a jamais dépassé 74% d'utilisation CPU au démarrage et moins de 25% le reste du temps.
C'est Windows 10 qui est gourmant, pas nos applications audio...
N'importe quel PC plus récent conviendra encore mieux, vous n'avez absolument pas besoin d'un super processeur pour cette application audio seule.
Les chapitres PC et hi-fi vous expliqueront les choses dans le détail.

Un mini DSP sait le faire également très bien, mais avec un nombre de taps trop limité.
J'ai essayé cette solution, MiniDSP 2x4 HD chez un internaute de mon agglomération.
Je reproche simplement un nombre de taps trop faible pour pouvoir corriger le grave en dessous de 50 Hz. (4060 taps en pratique sur deux sorties, les deux autres sorties inutilisées sont réglées à 10 taps.
Les gains à l'écoute étaient bien là.

 

La nouvelle base de la chaîne hi-fi :

La base de la chaîne hi-fi est, pour moi, un PC totalement silencieux (donc sans ventilateur, ou alors des modèles réellement silencieux) sous Windows.
Je ne sais pas si c'est réalisable avec APPLE ou UNIX.
Ce PC contient le logiciel de lecture de musique dématérialisée, par exemple JRiver, et un élément pour calculer les corrections en temps réel.
La sortie du flux numérique du PC se fait via une carte-son ou un DAC.
Sans oublier le logiciel de gestion de la carte-son ou du DAC dans le PC : c'est le point le plus important pour une sortie du flux numérique de qualité.

Vous pouvez avoir plusieurs sources, dans ce cas vous oubliez le DAC pour une carte-son avec entrée et sortie.
Il est indispensable que ce soit la même carte-son qui gère à la fois l'entrée et la sortie du flux numérique du PC.
Pour traiter les autres sources, j'ai ajouté VSTHOST dans le PC, ainsi qu'un élément pour calculer les corrections en temps réel, Convolver VST.
Cela marche pour le son de la télé avec un retard presque nul avec l'image en se limitant à 212 = 4096 taps pour le son de la télé, associé à une partition par 16 dans VSTHost.

Le reste de la chaîne est plus ou moins classique.
Derrière une carte-son avec des sorties analogiques symétriques, vous pouvez mettre des monitors amplifiés, qu'ils soient Enceintes de proximité actives, ou Enceintes de moyenne distance, ou encore Ecoutes principales.
Il existe certain de ces monitors amplifiés avec une entrée numérique, c'est à regarder au cas par cas.
Derrière une carte-son avec des sorties analogiques, vous pouvez utiliser un ampli de puissance et des enceintes conventionelles avec un filtre passif.
Derrière une carte-son avec une sortie numérique, vous pouvez utiliser un filtre actif lui aussi numérique, pour un système en multiamplification active.
Devant le sélecteur de sources analogique / numérique, vous pouvez utiliser une platine vinyle avec un préampli RIAA séparé, n'importe quelle autre source analogique, un lecteur de CD ou DVD sur une entrée numérique, le son de la télé directement en numérique, etc.

Pour résumer, une chaîne classique avec un PC et une carte-son de qualité.
Pour bien faire, prenez une carte-son avec une entrée micro pour la mesure, parce qu'il n'y a pas de bons résultats sans mesure.

 

Les pièges des liaisons numériques :

Vous pouvez lire ici ou là sur les forums, des propos d'internautes sur et certain de leur diagnostic, qui disent avoir essayé qui la musique dématérialisée, qui un égaliseur, avec des résultats moins bons que sur un système conventionnel et cher.
Pour commencer, leurs réglages n'étaient pas bons sur les critères d'écoute : plan d'expérience sur les corrections par convolution avec RePhase.

  • Le premier point est que si vous êtes prêt à mettre plus de 3000 € dans un seul appareil, nous ne sommes plus dans le même monde.
    La qualité, oui, mais pas à n'importe quel prix.
    Et je ne suis pas sûr que les systèmes clefs en main à 3000 € sont aussi bons que ça...
     
  • Concernant la musique dématérialisée, vous vous êtes plantés dans la sortie du flux numérique du PC, en oubliant d'installer le logiciel de la carte-son dans le PC, et de faire une bonne configuration de cette carte-son dans le logiciel de lecture et sous Windows.
    Je peux vous assurer que lorsqu'on a essayé et trouvé la bonne configuration, on n'oublie pas de le dire...
    Nous trouvons très souvent sur les forums des internautes pour discuter du câble USB à 100 ou 200 € à utiliser, et très rarement pour parler du logiciel du DAC ou de la carte-son.
    Il y a un vrai problème d'approche à ce niveau, le gain d'une bonne configuration est infiniment supérieur à la différence entre deux câbles USB.
    Déclarer la carte-son de sortie.
     
  • Certaine liaison numérique ne devraient tout simplement pas exister dans la haute fidélité audiophile, je veux parler du S/PDIF sur prises RCA.
    Si vous avez fait un test avec cette liaison, sans respecter l'impédance du câble et des prises, vous pouvez tout recommencer.
    Les liaisons optiques, bien pratique sur les longues distances, ne sont pas souvent excellentes à l'écoute parce que bâclées au niveau des appareils.
    La seule liaison numérique qui tient la route est professionnelle, c'est l'AES/EBU sur prise XLR.
    Les câbles pour liaisons numériques.

Entre la méconnaissance de la nécessité d'une bonne configuration, entre le plantage à cause des liaisons numériques incapables ou inadaptées, il y a des tas d'occasions de dire et de lire que le numérique est moins bon à l'écoute.
Pourtant, avec un minimum de connaissances ou d'informations, il est tellement facile de ne pas se tromper.
Si vous venez sur un forum nous dire que ça ne marche pas, avec une erreur de liaison ou de configuration, vous allez vous faire remballer avec raison.
Reste le très haut de gamme, mais là je propose de comparer l'installation complète, haut de gamme sans correction et mon approche avec correction.

 

La réponse sur les impulsions :

La musique n'est faite que d'impulsions.
Pour reproduire correctement ces impulsions, les centres acoustiques des haut-parleurs doivent être dans le même plan vertical si le filtre utilisé ne demande pas de délai supplémentaire.
Sur la plupart des enceintes du commerce, et même sur pas mal (beaucoup trop) de réalisations DIY, les haut-parleurs d'aigu et de médium sont trop avancés par rapport au haut-parleur de grave.
Avec un haut-parleur trop avancé, vous ne pouvez pas avoir une bonne réponse sur une impulsion, et cela s'entend distinctement si vous comparez avec la même enceinte que vous avez simplement inclinée vers l'arrière.

Regardez les CABASSE SAMPAN, le tweeter est bien reculé par rapport au médium, et le médium n'est pas assez reculé par rapport au grave.
Regardez les ELIPSON 1303, le tweeter est reculé par rapport au médium.
Regardes les B&W DM6, le médium est reculé par rapport au grave, le tweeter par rapport au médium, avec un traitement des marches d'escalier assez remarquable, surtout au niveau du tweeter. Reprenez l'idée !!!
(Mais la mesure des enceintes CABASSE CARAVELLE, des SAMPAN plus petites, a montré un problème sur les impulsions malgré le recul du médium et du tweeter : CABASSE faisait-il dans la poudre aux yeux ? La question doit être posée, la mesure ne trompe personne...)

Dans le temps, les constructeurs sérieux concevaient les enceintes comme il faut, et les acheteurs savaient entendre la différence.
Aujourd'hui, si une enceinte avec une bonne mise en phase sur les impulsions ne se vend pas mieux qu'une enceinte sans mise en phase, le modèle est arrêté parce qu'il coûte plus cher à fabriquer.
C'est vous, les acheteurs audiophiles, les premiers responsables, en préférant pinailler sur les câbles au lieu de mettre l'argent sur les critères objectifs et mesurables.
Comment peut-on pinailler sur des différences infimes, et ne pas faire un bon au plafond sur les critères importants à l'écoute et à la mesure ?
Vous n'inclinez jamais vos enceintes vers l'arrière pour faire des comparaisons à l'écoute ?

incline.png

 

Le non-décalage des haut-parleurs doit être regardé par rapport aux longueurs d'onde.
Imaginez une enceinte filtrée à 300 et 3000 Hz, avec le haut-parleur de médium trop avancé de 20 mm par rapport au haut-parleur de grave, et le haut-parleur d'aigu trop avancé de 20 mm par rapport au haut-parleur de médium.
À 300 Hz, la longueur d'onde est de 344000 / 300 = 1147 mm. Sur 1147 mm la phase acoustique tourne de 360°. 20 mm correspondent à 360 / 1147 * 20 = 6.3°.
À 3000 Hz, la longueur d'onde est de 344000 / 3000 = 115 mm. Sur 115 mm la phase acoustique tourne de 360°. 20 mm correspondent à 360 / 115 * 20 = 63°.
Une erreur de 63° est beaucoup plus importante qu'une erreur de 6.3°, même si cela fait 20 mm à chaque fois.
Inclinez vos enceintes vers l'arrière pour bien positionner le haut-parleur d'aigu, et négligez celui de médium.
C'est un compromis acceptable, ce n'est pas cher à réaliser avec des cales en bois.

 

Filtre actif :

Un filtre actif numérique permet de garder vos enceintes telles quelles avec les haut-parleurs d'aigu et le médium trop avancé, et d'obtenir une réponse sur une impulsion bien meilleure en ajoutant un délai sur les haut-parleurs qui sont trop avancés.
Il permet aussi de faire un bien meilleur filtrage qu'avec un filtre passif.

Là ou le filtre passif fait en même temps le filtrage et l'égalisation des haut-parleurs, le filtre actif numérique permet de corriger individuellement les haut-parleurs avant filtrage, et de faire un bon filtrage totalement insensible aux variations d'impédance des haut-parleurs.
Vous rencontrez des audiophiles qui écrivent qu'ils ont essayé un filtre actif numérique, avec des résultats moins bons que leur filtre passif.
Ils ont "juste" oublié que leur filtre passif fait aussi les corrections, et qu'il fallait reporter les corrections dans le filtre actif.
Vous rencontrez des audiophiles qui, pensant bien faire, ont tweaké leur DCX 2496 à grands frais, pour se retrouver au final avec une courbe de réponse qui remonte de 6 dB dans les aigus.
Une mesure des enceintes filtrées l'aurait montré tout de suite, à condition de mesurer...
Vous rencontrez des internautes qui ont oublié de rester en numérique entre leur lecteur de CD et le filtre actif : une double conversion N/A et A/N totalement inutile, est audible.

Beaucoup d'enceintes sont filtrées à 12 ou 18 dB/octave.
La conséquence est que pour avoir une courbe de réponse linéaire, certains haut-parleurs sont branchés en opposition de phase.
La mesure sur une impulsion montre parfaitement une impulsion dans un sens pour l'un des haut-parleurs, dans l'autre sens pour un autre, avec un décalage dans le temps à cause d'un haut-parleur trop avancé par rapport aux autres.
Pourtant l'écoute de la musique au concert donne une impulsion unique dans un seul sens.
Appelons les choses par leur nom, ces enceintes ne sont pas fidèles au signal original, une fois encore.

Le filtre actif, associé à la correction de la phase acoustique, permet d'utiliser des pentes à 24, 48, 72 ou 96 dB/octave.
Ce sont des filtres qui demandent de brancher les haut-parleurs dans le même sens.
Associés aux délais, à la correction de la phase acoustique, vous avez une réponse sur une impulsion excellente à la mesure.
J'ai une boutade pour bien faire comprendre les choses : essayez d'expliquer aux coureurs d'un 4x100 m que l'un d'entre eux doit partir en sens inverse pour arriver plus vite à l'arrivée.
C'est pourtant ce que font la plupart des enceintes, ou est la haute fidélité ?

Il est possible de faire un filtre à 24 dB/octave en passif, le prix est élevé, les pertes sont importantes.
TAD a su, sur une grosse monitor de studio, filtrer en passif le grave à 36 dB/octave, la compression + pavillon à 12 dB, pour avoir une excellente réponse sur une impulsion malgré une compression qui, aux premières analyses, semble beaucoup trop reculée.
C'est TAD : les 36 dB/octave sur le grave, les 12 dB/octave sur la compression ne sont pas un hasard ou un dogme, ils ne sont là que pour avoir une bonne impulsion.
Certains ne jurent que par le filtre à 6 dB/octave, mais là ce n'est que de l'utopie parce que vous n'avez jamais les propriétés du filtre à 6 dB en pratique.

 

Un filtre actif peut vous sauver la mise...
J'avais acheté des haut-parleurs pour une utilisation sur baffle plan, dont un haut-parleur large bande VISATON B200.
Au fil du temps je me suis aperçu que ma pièce n'était pas adaptée aux baffles plans.
J'ai monté le haut-parleur en enceinte close de 30 L environ, j'ai ajouté la transformée de Linkwitz dans le filtre actif DCX 2496, et j'ai une réponse linéaire dans le grave, compte tenu de la coupure à 130 Hz à 48 dB/octave, avec une qualité d'écoute que je n'avais pas avant.
Le remplacement des deux haut-parleurs VISATON B200 m'aurait coûté plus cher que le filtre actif, 350 € pour deux haut-parleurs, 300 € pour le DCX 2496.
Je vois les vendeurs de haut-parleurs qui font la tête, mais ça, ce n'est pas mon problème.
Je prévoyais de faire la même chose avec mon grave EMINENCE ALPHA 15 A.
En pratique, les B200 se sont retrouvés tout seuls, en simple haut-parleur large bande, et avec une qualité globale meilleure, grâce aux corrections en amplitude et phase acoustique, la courbe cible, et les filtres passe-haut et passe-bas.

 

Mesures :

Pour corriger la courbe de réponse, la courbe de phase acoustique, ajuster les délais dans le filtre actif, il faut mesurer.
Je suis catégorique, vous n'y arriverez jamais avec vos seules oreilles, sauf peut-être sur les délais, si vous savez au préalable vers quelle valeur vous devez trouver l'optimum.
Ce chapitre est plein d'exemples oò les audiophiles sont passés à côté de points importants pour l'écoute, malgré leurs oreilles soi-disant capables d'entendre les différences infimes entre deux câbles ou deux électroniques.
Mais sans faire le test de comparaison en double aveugle, qui est le seul valable.
Avec la mesure vous saurez exactement ce que vous avez dans votre pièce, et vous allez être déçu : pourquoi il faut s'équiper d'un système de mesure.

La courbe de réponse peut se mesurer aussi bien à courte distance qu'au point d'écoute.
À courte distance, avec des systèmes à 2 ou 3 voies, il faut faire très attention au placement du micro.
Je ne sais pas mesurer un système à 3 voies en une fois, il faut faire trois mesures dans l'axe de chaque haut-parleur, et probablement deux au milieu entre deux haut-parleurs.
Si vous mesurez à courte distance, le niveau sonore change vite pour une très faible différence de distance.
Si vous faites trois mesures en face de chacun des trois haut-parleurs, vous n'êtes pas certain des niveaux relatifs entre les haut-parleurs.

La courbe de phase acoustique ne peut être mesurée qu'a courte distance.
Là aussi je fais trois mesures, en face de chacun des haut-parleurs, en contrôlant le mieux possible la distance.
Puis je "saucissonne" les trois fichiers de mesures pour en faire qu'un seul qui servira pour le calcul de la correction avec Rephase.
Bien sûr, je coupe à la fréquence ou la phase acoustique et l'amplitude sont identiques ou très proches.

Les autres mesures, réponse sur une impulsion, délai de groupe, CSD sont calculés à partir du fichier ci-dessus.
Les manipulations avec ARTA ne sont pas des plus simples, mais avec les explications du chapitre mesure de la phase acoustique tout se passe bien.
C'est avec la mesure du délai de groupe que je règle les délais dans le filtre actif.

 

La philosophie de la chaîne haute fidélité :

Nous avons vu plusieurs points dans les rubriques ci-dessus :

  • La chaîne est égalisée en amplitude et en phase acoustique.
  • La courbe de réponse est linéaire et pas horizontale, avec une pente régulièrement descendante.
    Cette pente est adaptée à votre pièce d'écoute, ce qui convient chez moi n'est pas forcément adapté chez vous.
  • Le filtre actif assure un filtrage à pente raide à 24, 48, 72 ou 96 dB/octave, les haut-parleurs sont tous branchés en phase électrique.
    Le filtre actif assure les délais entre les haut-parleurs, si le montage mécanique n'aligne pas les centres acoustiques dans le même plan vertical.
  • Le réglage est fait à la mesure, et les gains obtenus sont objectifs et prouvés.
    La courbe de réponse, la courbe de phase acoustique, la réponse sur une impulsion, le délai de groupe obtenu est excellent.
    Le CSD dépend des haut-parleurs choisis et du type d'enceinte, c'est cette mesure qui m'a fait abandonner le baffle plan.

Ces gains objectifs, obtenus au niveau des réglages, permettent de faire de substantielles économies sur les éléments de la chaîne.

  • Pas de lecteur de CD, puisque vous êtes en dématérialisé dans le PC.
  • Pas de super électroniques, puisque les différences ne sont pas mesurables par rapport à des électroniques qui se contentent de faire leur travail.
    Au niveau des amplis de puissance, j'utilise des BERINGER A500, à 200 € seulement.
  • Pas d'enceintes avec un son particulier puisque nous faisons de la haute fidélité, et que les enceintes seront corrigées dans la pièce.
  • Pas de câbles ésotériques, les différences ne sont pas mesurables.
  • Un soin tout particulier dans le respect des impédances des câbles numériques, surtout en S/PDIF avec prises RCA, prenez CANARE.
  • Un soin tout particulier dans la configuration de la carte-son dans le PC.

Par rapport à ma description, je vous autorise un compromis : pas de filtre actif, et des enceintes conventionnelles avec un filtre passif.
Si la mise en phase acoustique n'est pas réalisée, vous inclinez vos enceintes vers l'arrière.
Vous gardez l'essentiel, la correction en amplitude et en phase acoustique, mais je ne vous garantis pas que la réponse sur une impulsion sera aussi bonne.

Je vous demande aussi de regarder avec attention les monitors de studio, qui ont le filtre actif et les amplis de puissance dans l'enceinte.
Le gain en prix et en place est intéressant, cela ne conviendra pas à ceux pour qui la finition est un critère essentiel.
C'est un critère subjectif non mesurable que je ne discute pas.

 

Vous êtes sur que...

Il y a parmi vous, les lecteurs, des internautes qui cherchent toutes les mauvaises raisons possibles pour ne pas utiliser ces solutions.
Une seule raison est recevable, votre décision de ne pas le faire.
Par contre vos mauvaises raisons seront battues en brèche.
Assumez vos choix...

Il ne sert à rien de parler "émotion", si les critères objectifs ne sont pas bons.
Tous les CD ne sont pas bons, l'évaluation de la chaîne doit se faire avec des CD à l'enregistrement irréprochable.
Si un CD passe très bien sur une chaîne pleine de défauts mesurés, et mal sur une chaîne parfaitement réglée, c'est le CD qu'il faut remettre en cause et pas la chaîne.

 

Je veux une solution clef en main :

J'ai lu cette demande sur un forum, d'internautes qui veulent acheter le matériel, l'installer, le brancher, lancer un programme automatique, et écouter le résultat.
Cela existe, mais c'est cher, Voyez DIRAC ou TRINOV.
Je ne peux pas faire ce choix à votre place, je ne mettrai jamais cette somme dans un seul appareil de la chaîne.
La qualité, oui, mais pas à n'importe quel prix.
À défaut d'être "plein aux as", j'ai autre chose qu'un "petit poids dans le cerveau".
Donc j'ai appris à faire moi-même, pour moins cher, ce qui est vendu très cher clef en main...

 

Mon installation en 2016 :

La description ci-dessous convient pour plusieurs sources, certainement votre cas sans modification.
Si vous rencontrez une difficulté, contactez-moi : les chapitres évoluent avec vos remarques.

  • Un sélecteur de sources numérique et analogique BEHRINGER SRC 2496.
  • Une carte-son YELLOWTEC PUC2 LITE avec son driver ASIO pour PC sous Windows.
  • Un mini PC portable, un netbook, avec Windows.
    Un PC totalement silencieux, donc sans le moindre ventilateur, avec écran, clavier et souris est une alternative plus chère.
    Le mini PC portable, avec son alimentation sur batterie, permet de faire de vraies écoutes audiophiles, même si la différence avec l'alimentation sur secteur est pratiquement nulle.
  • Un disque dur USB externe de 500 Mo. Environ 60 €
  • Les logiciels gratuits, Foobar, Resampleur SoX, Convolver, VSTHost, Convolver VST, et le driver de la carte-son choisit.
  • Un filtre actif BEHRINGER DCX 2496.
  • Deux câbles AES/EBU, avec des prises XLR NC3FXCC et du câble 110 Ohms. 30 € en DIY.
  • 4 amplis BEHRINGER A500, un ampli bridgé pour chaque haut-parleur de grave, un ampli de médium, un ampli d'aigu.

Soit un total de 2100 € pour la partie électronique, et sans les haut-parleurs et la menuiserie, à comparer au prix de votre installation actuelle.
Si vous êtes juste en bi amplification active, sans graves de grand diamètre, vous pouvez retrancher 400 € pour 2 amplis A500.
Si vous n'avez qu'une seule source, vous retranchez 200 € pour le SRC 2496.
Vous pouvez utiliser votre vieux PC pour cet usage, et gagner encore 300 €.

Combien coûtent votre super ampli estampillé hi-fi, votre lecteur de CD haut de gamme ?
Que donnent les mesures de votre système, en comparaison aux mesures d'un système parfaitement corrigé ?

Je comprendrai très bien, pour limiter les dépenses, que vous commenciez avec votre chaîne actuelle en ajoutant juste le PC et ses possibilités de correction en amplitude et phase acoustique.
Je n'ai pas détaillé la configuration dans ce cas, mais elle n'est pas difficile à trouver.

 

Mon installation en 2020 :

La bonne réalisation des corrections en amplitude et phase acoustique, de la courbe cible, de la transformée de Linkwitz, des filtres passe-haut et passe-bas pour limiter la bande passante à ce que sait faire le haut-parleur, a eu des conséquences avec une grosse simplification de la chaîne :

  • DAC RME ADI-2 DAC FS, branché en USB sur le PC, avec une entrée S/PDIF optique pour la télé, deux sorties stéréo sur XLR.
  • Simplifications de la partie numérique : Le PC est une tour, avec des ventilateurs aussi peu bruyants que possible, refroidissement passif du processeur dans 99% des cas, disque dur 1 To en interne pour la musique.
  • Les logiciels, JRiver, VSTHost, Convolver VST, et le driver propriétaire Madiface pour le DAC RME.
  • Un seul ampli de puissance BEHRINGER A500.
  • Retour au haut-parleur large bande seul, un ALTEC 420-8B BIFLEX de 41 cm de diamètre dans une enceinte de 236 L close, avec une cohérence globale de la restitution sonore pratiquement impossible à obtenir en multivoie pour la grande majorité d'entre-vous.

 

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Un grand-père facétieux disait à ses petits enfants que le grand truc blanc tout en haut du Puy-de-Dôme était un thermomètre géant : Quand il deviendra tout rouge il faudra vite se sauver, parce que le volcan va se réveiller !!!

Malgré les apparences, ce site internet n'est que celui d'un amateur passionné auvergnat.
"Amateur" doit être compris dans le sens "non professionnel", dans l'aspect financier de l'approche : Je ne vis pas des revenus de cette passion.
"Amateur" doit être compris dans le sens ou rien ne m'oblige à vous répondre, si vous êtes désagréable. C'est rare, mais le cas arrive de temps en temps.

Il y a un savoir-vivre élémentaire qui consiste à demander l'autorisation avant de reprendre tout ou partie de ce qui est écrit dans ce chapitre.
Je vous donnerai l'accord, demandez-le simplement pour être en règle. Sont exclues les demandes extravagantes.


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