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La mise au point et le rodage

Mise à jour : 2011-04-14.


La méthode décrite dans ce chapitre est une méthode de mise au point à l'écoute.
Toute la description de cette méthode reste valable, je n'enlèverai pas une ligne.
Simplement il est plus que nécessaire de dégrossir les réglages à la mesure, et de finir les réglages fin à l'écoute, en faisant plusieurs itérations entre les deux.
A ce petit bémol prés, tout est 100% juste.
Il y aura un jour une partie Mesures plus détaillée dans ce chapitre.



Rodage des haut-parleurs :

Un haut-parleur neuf ne donnera le meilleurs de lui même qu'après un temps de rodage de 100 à 200 heures minimum.
Pendant la période de rodage il ne faut surtout pas tirer de conclusions hâtives sur la qualité d'écoute : Il y a des améliorations plus que sensibles.
Ces améliorations concernent aussi bien :
Le grave, les suspensions s'assouplissent un peu, cela change la réponse dans le grave et donc l'évent du bass-reflex.
Le médium ou certaines duretés intolérables disparaissent.

La meilleure méthode pour roder un haut-parleur est d'écouter de la musique...
Certain vont jusqu'a mettre un CD en boucle 24 heures sur 24 pendant un week-end ou ils sont absent. N'est-ce pas un peu excessif ?
D'autre vont prendre un générateur de fréquence, et injecter au haut-parleur du 20 Hz pendant 2 H, puis du 25 Hz, etc..., selon une méthode savante et parfaitement empirique.

J'ai entendu parler d'un disque de rodage de Jean Marie REYNAUD qui me laisse parfaitement dubitatif : Roder les haut-parleur, OK. Mais les électroniques et les câbles...
Il parait que ce CD permet de gagner un facteur 10 sur le temps de rodage : Ce qui prend 200 heures avec vos CD habituels n'en prendrait que 20 heures avec ce CD. Je ne le crois pas du tout...
Un HP est rodé lorsqu'il a fait un certain nombre de va et vient à une fréquence donnée. A 50 Hz, il y a 50 va et vient par seconde. Si le disque vous en fait faire 100 dans le même temps, ce n'est plus du 50 Hz, c'est du 100 Hz...
Mon conseil, prenez le temps de faire le rodage et économisez 30 €.
Dites vous bien qu'avant les CD de rodage, les Audiophiles arrivaient aussi à roder leurs HP...

Ma méthode est simple, 100 à 200 heures, avec les musiques que j'aime, a la fréquence habituelle d'écoute, au niveau habituel d'écoute.
Et s'il faut un a deux mois pour y arriver, je reste patient pendant cette période...



Critères d'écoute :

Quand un filtre, ou un évent, n'est pas au point, que ce soit en fréquence ou en niveau, le raccordement entre les haut-parleurs, ou l'accord du haut-parleur de grave, n'est pas correct.
Cela se traduit par une bosse, un trou, ou un palier dans la courbe de réponse.
A l'écoute il un a un effet de masque de certaines fréquence par d'autres.

Quand on essaye se s'imaginer la taille de l'image sonore en largeur et hauteur, elle est plus petite quand il y a un problème de filtrage ou d'accord que quand les HP sont parfaitement raccordés avec un bon évent..
La position en profondeur de l'image sonore par rapport a l'enceinte est aussi un critère important.
Votre mise au point est meilleure quand l'image sonore recule.

Harwood, ingénieur à la BBC écrit :
Certains augmentent la sensation d'espace, de profondeur ou au contraire de présence, de rapprochement. Connu et exploité depuis longtemps en production sonore, un creux entre 2 et 4000 Hz donne cette sensation. Linkwitz prévoit l'insertion d'un circuit qui le procure dans l'un des ses projets.
Je n'ai pas encore évalué à l'écoute l'avis de Harwood, mais c'est très facile à faire avec un égaliseur. J'indiquerai mes résultats subjectifs.

Cette notion d'image est très intéressante en mise au point, et je n'ai jamais pu la prendre en défaut.
A la mise au point de votre filtre, au lieu d'écouter le grave, le médium ou l'aigu, vous imaginez à chaque fois la taille et la position de l'image sonore par rapport à l'enceinte.
Je n'ai pas de critère plus pertinent que celui là.

Un autre critère, pour départager deux réglages, est la quantité d'informations restituées.
S'il y a un effet de masque, des informations vont se perdre en route...
Donc privilégiez le réglage qui laisse passer le plus d'informations.
C'est aussi un bon critère, cependant moins facile d'emploi que l'image sonore.

J'ai fait la mise au point d'une enceinte à 2 voies pour un jeune collègue, en sa présence.
Il était au départ pratiquement incapable d'entendre la différences entre 2 réglages.
Après l'explication du critère de choix sur l'image sonore, les choses allaient beaucoup mieux.

La seule difficulté, dans la mise au point, est de savoir sur quels critères porter son attention. Le reste n'est que pratique et méthode.
Le plus sur moyen de rater une mise au point est d'écouter l'aigu lors de la mise au point de l'aigu, ou d'écouter le grave lors de la mise au point de celui-ci.

Il vous faut bien sur une source en monophonie, et la possibilité de passer très rapidement d'une enceinte à l'autre.
Vous comparez instantanément la taille et la position de l'image sonore entre vos 2 enceintes, ainsi que la quantité d'informations, et conservez le meilleur réglage.

Si vous n'avez pas de source en monophonie et la possibilité de passer rapidement d'une enceinte à l'autre, ce n'est pas la peine de faire de mise au point, c'est peine perdue...

Quelle musique utiliser pour la mise au point ?
Avec les critères d'image sonore et de quantité d'informations, toutes les musiques peuvent convenir, et principalement celles que vous aimez.

Pour juger de la quantité d'informations j'aime bien l'opéra avec choeur et orchestre. C'est impitoyable...
C'est aussi une remarquable source pour choisir un système dans un magasin.
Le vendeur risque de moins apprécier, mais ce n'est pas votre problème...

Une autre conséquence des effets de masque et que la solution à une gêne ressentie à l'écoute ne se trouve pas là ou se trouve la gêne.
Votre enceinte manque de grave, et la simulation vous indique 35 HZ à -3 dB ? C'est certainement le niveau du tweeter qui est trop fort...

Le résumé est simple :
- Le grave ne va pas, réglez l'aigu.
- L'aigu ne va pas, réglez le grave.
Et ce n'est pas une boutade, cela marche à tous les coups...



Effet de masque :

C'est une notion assez flou, mais qui explique beaucoup de chose.
L'explication est simple : un excès sur une fréquence va masquer les autres fréquences aux alentours, mais aussi autour des harmoniques de cette fréquence en excès.
Qui dit masque, dit perte d'informations, de définition et d'image sonore.

Un exemple est une résonance de salle à 150 Hz environ.
L'effet de masque va perturber la reproduction du bas-médium, du médium et de l'aigu d'un coté.
Nous sommes dans le domaine des harmoniques de la résonance.
Mais l'effet de masque va aussi masquer l'extrême grave reproduit par ce haut-parleur.
En supprimant cette résonance par un placement judicieux d'une enceinte dans la pièce, le gain sera audible sur tout le message sonore.

Un deuxième exemple est un accord incorrect du grave.
Là, il n'y a pas grand chose à reproduire en dessous de la fréquence d'accord d'un haut-parleur.
Mais au dessus de cette fréquence, les effets se font ressentir jusque dans l'aigu.
Je suis persuadé que bien des gens change de tweeter car il le trouve mauvais, alors que le problème se trouve dans un accord incorrect du grave.
Plus important est l'effet de nettoyage du bas-médium qui joue beaucoup sur la clarté du message sonore : il est facile de confondre un mauvais aigu avec un bas-médium terne et masqué.

Un troisième exemple et un filtrage incorrect du tweeter.
Un excès dans se secteur va rendre le grave totalement absent, le médium moins défini.
Et il est parfois difficile d'accrocher le bon réglage du tweeter, excès ou trou donnent à peu près le même résultat sur les autres fréquences.
Par contre, une fois le bon réglage trouvé, le grave revient comme par miracle, ainsi que la définition du médium.

Quel que soit la cause du problème f'effet sur l'image sonore est toujours le même : L'image est plus petite que pour une enceinte bien au point.
Et c'est une excellente chose d'avoir un critère d'écoute et de choix indépendant de tout.
Par contre, si la voie de votre chanteuse préférée n'est plus ce que vous imaginiez, ne vous trompez pas de critère d'écoute.



Méthode :

Le premier point est de ne changer qu'un seul paramètre à la fois.

Si vous avez un filtre à 12 dB a mettre au point par exemple, vous chercherez d'abord à optimiser la self, puis quand vous aurez trouvez la self optimale, vous optimiserez le condensateur.
Quitte à revenir une 2eme fois sur la self quand le condensateur sera optimisé.

Pour un filtre à 18 dB pour un tweeter par exemple, vous procéderez de la même façon, mais vous ferez le réglage sur le 2eme condensateur.
Quand vous l'aurez trouvez, il suffit juste de diviser sa valeur par 3 pour trouver le premier.
Les filtres ont des propriétés, utilisons les...

Pour un évent, vous ne changerez pas à la fois le diamètre et la longueur.
Seule la longueur change à diamètre constant pour un évent circulaire.
Seule la surface change à longueur constante pour un évent rectangulaire.

Le deuxième point est de noter tout ses réglages sur un cahier avec la procédure.
Sur le coup cela peut sembler fastidieux ou inutile. Mais si vous avez à revenir sur un réglage plusieurs année après, c'est irremplaçable.
Pourquoi je ne ré essaye pas une self en série avec mes larges bandes ? Parce que j'ai fait l'essais il y a quatre ans, et qu'après avoir relu le test, il n'y a rien dans la procédure qui est à revoir.

Le troisième point est de revenir de temps en temps à un réglage antérieur pour vérifier que l'on ne tourne pas en rond.
Si vous avez à régler un filtre à 18 dB pour un tweeter, avec atténuation et compensateur d'impédance, c'est prudent.
Surtout si votre atténuateur n'est pas à impédance constante, et qu'il influe sur la valeur des condensateurs de filtrage.

La mise au point se fait avec l'amortissement en place, car il peut influer sur les réglages, et au niveau d'écoute habituel car certain paramètres du haut-parleur varient avec le niveau sonore.



La mise au point de l'évent :

Mise à jour : 18 août 2019.


Matériel :

Outre la touche mono sur votre ampli, ou entre le lecteur de CD et votre ampli, il faut du papier à dessin format A3 pour les évents.
Voir ci-dessous.


Précision :

Un évent se met au point à 5 mm près sur la longueur.
J'arrive à le régler à 2.5 mm, près pour un évent de 10 cm de diamètre longueur 12 cm dans un volume de 136 L, en comparaison immédiate avec un signal sonore en monophonie.
Avec moins d'habitude que moi, commencez avec un réglage à 50 mm prés, et affinez peu à peu, en fonction de ce que vous arrivez à entendre.
Mais sur un haut-parleur neuf, il faut tenir compte du temps de rodage pendant lequel les caractéristiques du haut-parleur vont varier.
Il y a donc deux réglages à faire :

  • L'un a l'installation des haut-parleurs dans l'enceinte à 2 cm près. (Vous pouvez bien sur être plus précis).
  • L'autre à la fin du rodage à 5 mm près. (Rien n'interdit plusieurs réglages en cours de rodage).


Pourquoi une mise au point pour un bass-reflex :

Tolérances de fabrication :

Vous avez choisi vos haut-parleurs, monté vos caisse, réalisé votre filtre, branché vos haut-parleur et connecté votre ampli.
Vous mettez votre premier disque, et là, déception, le son ne vous plaît pas.
Pas de panique...
Malgré toutes les mesures sur les haut-parleur, toutes les simulations faites sur PC avec divers logiciels, tous le soin apporté à la réalisation, la théorie ne colle pas toujours à la pratique.

Les données fournies par le fabricant des haut-parleurs, le sont sur une moyenne de plusieurs haut-parleurs.
Il y a des tolérances de fabrication qui font que des dispersions dans les caractéristiques sont normales et inévitables.
Le rodage des haut-parleurs est quelque chose de méconnu, et indispensable.
Si vous n'avez pas écouté vos enceintes de 100 à 200 heures, ne tirez pas de conclusion.
La simulation des haut-parleurs utilise des hypothèses qui sont plus ou moins vérifiées.
Seule l'écoute permet de les confirmer ou non.

De façon rigoureuse c'est :

  • Fs / Qes = BL/ ( 2 * Pi * Re * Mms ) et
  • VAS * Qes2 = Re2 * Mms * Sd2 * Ro * C2 / BL4


Le choix de l'ampli :

Une autre erreur concerne le choix de l'ampli.
Vous avez certainement fait votre calcul de l'enceinte en négligeant la résistance interne (RI) de l'ampli (ou le facteur d'amortissement (FA) de l'ampli, ce qui est presque la même chose : RI = 8 / FA)
Si cette résistance fait 0.1 Ohms, c'est effectivement négligeable.
Si cette résistance fait plus, certain ampli montent jusqu'a 20 Ohms, vous êtes complètement a coté.

Prenons par exemple un ALTEC 416-8C dont la réputation n'est plus a faire.
Les données sont Re = 6.4 Ohms, Qms = 6.10, Qes = 0.26 et Qts = 0.249.

Avec 0.1 Ohms de résistance d'ampli :
Qes = 0.26 * ( ( 6.4 + 0.1 ) / 6.4  )= 0.264.
Qts = 0.264 * 6.10 / ( 0.264 + 6.10 ) = 0.253.
C'est très proche des données de base du haut-parleur.

Avec 3.1 Ohms de résistance d'ampli :
Qes = 0.26 * ( ( 6.4 + 3.1 ) / 6.4  )= 0.386.
Qts = 0.386 * 6.10 / ( 0.386 + 6.10 ) = 0.363.
Ce n'est plus du tout le même haut-parleur...

Cela vous explique pourquoi vos haut-parleurs qui marchaient si bien avec votre ancien ampli, sonnent aujourd'hui comme des casseroles avec votre tout nouvel appareil.

Ou pourquoi vos haut-parleur large bande se mettent a marcher merveilleusement bien avec un ampli a tube qui lui a une résistance interne plus élevée que votre ancien ampli a transistor :
L'enceinte était conçue pour un ampli avec une résistance interne donnée, et la différence que vous entendez n'est pas la différence tube ou transistor, mais la différence de résistance interne.
Vous ne me croyez pas ?
Reprenez votre ampli a transistor, et ajoutez une résistance en série de la bonne valeur...

Accessoirement, c'est avec ce genre de non prise en compte d'un paramètre ultra important que bien des marchants arrivent a faire leur beurre en vendant du matériel...

Un ampli, avec une résistance interne un peu plus élevé que la moyenne est appelé aussi "ampli en courant" par opposition à "ampli en tension" avec une faible résistance interne...


Philosophie de la mise au point de l'évent du bass-reflex :

Ma philosophie est la mise au point à l'écoute, pour avoir les meilleurs résultats à l'écoute.
La limite haute et basse de cette recherche à l'écoute est donnée par le minimum et le maximum des fréquences d'accord donnés par les alignements courants valides pour le Qts du haut-parleur.
Les outils de calculs du site vous donnent directement la fourchette dans laquelle il faut rester.
Rappelez vous bien la philosophie des couleurs : Pour voir la vie en rose, restez dans le vert.

Fb pour les alignements courants

mini et maxi pour Fb

Si votre logiciel, sans doute WINISD, ne vous donne pas les alignements courant, changez en !!!
WINISD est le meilleurs logiciel qui soit pour planter un débutant, ne l'oubliez pas...
Pour un expert qui connait bien les limites des calculs, c'est un excellent logiciel.
A ne pas mettre entre toutes les mains, donc.

Si vous n'avez pas mesuré vous même les paramètres T&S de vos HP rodés, si vous utilisez les paramètres T&S constructeurs avec des haut-parleurs de marques bon marché, vous pouvez vous autoriser une sortie raisonable de la plage d'accord indiquée si vous êtes certain que c'est meilleurs à l'écoute.
Gardez bien en tête que si c'est meilleurs à l'écoute, cela ne peut pas être mauvais pour le haut-parleur.
Il faut que vos paramètres d'écoute soient bon par contre.

Mesurer soit même les HP c'est très bien, quand c'est bien fait.
Sur un HP ALTEC 420-8B j'ai vérifié qu'une incertitude de mesure de 0.2 Ohms sur Re, c'est une variation du Qts de 0.04.
Là encore la mise au point à l'écoute intègrera les éventuelles erreurs.


Avant même de parler simulation, il faut aborder le problèmes des paramètres T&S de vos haut-parleurs.
Si vous ne les avez pas mesurés vous même sur vos HP rodés, vous pouvez considérer que vous êtes dans les choux au niveau de votre simulation.
Je vais être encore plus clair, à 10 grandes marques près les paramètres T&S fournisseurs sont faux, même sur des haut-parleurs à 1000 € pièce.
Vous voulez simuler précis ? Vous mesurez, mais faites le bien...

Vous pouvez lire sur les forums par certains membres qu'il faut chercher à la simulation la réponse qui vous convient, puis vérifier à la mesure que vous avez bien obtenu l'accord voulu.
La méthode est extrêmement satisfaisant pour l'esprit.
Elle est très rassurante pour le débutant qui fait venir un "spécialiste" chez lui pour un réglage à la mesure.
Mais pour quel résultat à l'écoute ?
Avec les paramètres T&S du constructeur ?
Soyez un minimum sérieux dans votre approche...

Il n'est pas inutile de revenir au Pourquoi le site à été créé le 8 mai 2002.
C'est parce que la meilleure simulation du monde ne donnait pas de meilleurs résultats à l'écoute qu'une enceinte beaucoup moins bien calculée.
De l'eau à coulé sous les ponts depuis, plus de critères sont regardés à la simulation tel le déplacement de la membrane ou le délai de groupe en plus de la courbe de réponse.
Mais la problématique de base n'est toujours pas traité, il n'y a pas un paramètre qui garanti un bon résultat d'écoute à coup sur.
Vous éviterez certainement les erreurs grossières ce qui est déjà très bien, mais sans la garantie d'avoir le top du top.

La simulation et les alignements courants permettent d'avoir le volume d'enceinte, Vb, ou la fourchette mini - maxi du volume d'enceinte qui convient au haut-parleur, à condition d'avoir mesuré vous même, et comme il faut, les paramètre T&S sur vos HP rodés.
Pour la fréquence d'accord de l'évent, Fb, je parts sur un accord bas pour avoir une courbe de réponse régulièrement descendante.
L'idée de trouver Fb à la simulation ne m'éfleure même pas, c'est pour moi de l'utopie et rien de plus.

Si, comme disent certains forumeurs, c'est la méthode utilisée par des professionels, ce n'est pas la garantie d'avoir les meilleurs résultats d'écoute qui est notre problématique de concepteur d'enceinte DIY.
Un professionnel d'enceinte de sonorisation va privilégier la tenue en puissance et le niveau sonore maximum au dépend de la qualité d'écoute par exemple.
Ce n'est absolument pas notre besoin, donc prenons les méthodes de réglages qui marchent pour le résultat que nous voulons obtenir.


Le fait d'être un amateur indépendant de toutes contraintes commerciales me permet de ne pas avoir ma langue dans ma poche, que cela plaise ou non.
Je soupçonne les internautes qui cherchent un réglage exclusivement à la simulation et à la mesure de ne pas être capable, ou de ne pas s'être donné les moyens d'en être capable, de le faire à l'écoute.
Pourquoi dans ces conditions partir sur une réalisation DIY ?
Un peu de cohérence dans la démarche est aussi une bonne chose.

Cette partie sur la philosophie de la mise au point de l'évent a été écrite après une discussion un peu houleuse sur un forum ou certains m'ont pris de haut.
La discussion sur le forum sera oubliée dans un mois, le chapitre restera bien visible encore longtemps.
Merci de m'avoir donné matières et arguments à compléter ce chapitre.


D'autres arguments pour justifier le réglage de l'évent à l'écoute :

Vous utilisez les paramètres T&S constructeur.
Même si JBL connais son métier, il y a des dispersions de fabrications.
La mise au point à l'écoute permet de gommer ces dispersions qui sont intégrées dans la mise au point.

Vous avez mesuré vous même les paramètres T&S.
Je ne prendrai qu'un seul paramètre, Re.
Quelle est votre précision de mesure ?
Sur un ALTEC 420-8B, 0.2 Ohms de variation sur Re et c'est 0.04 d'écart sur le Qts.
Quel sont les changements sur votre alignement avec 0.04 d'écart sur le Qts ?
La mise au point à l'écoute permet de gommer ces dispersions.

Vous êtes un cador de la conception et de la mesure, ou vous le croyez parce que personne n'a d'arguments assez pertinent pour laisser un début de doute !!!
En quoi se laisser la possibilité de faire varier l'évent et d'en écouter les conséquences est-il un problème ?
Vous avez calculé votre évent idéal, vous essayez l'idéal et vous essayez avec 1 ou 2 Hz en plus ou en moins.
Si c'est l'idéal, cocorico, criez le sur les toits.
Si c'est un autre accord, chut, ne dites rien, le cador c'est vous...

Sachez une chose incontestable :
Pour être certain d'avoir le bon accord il FAUT avoir vérifié qu'un accord un peu plus haut ou un peu plus bas est moins bon à l'écoute.
Sans la vérification, vous ne le savez pas, et toute personne intellectuellement honnête le reconnaîtra.


Mise au point de l'évent du bass-reflex :

Une fois le haut-parleur monté dans son enceinte, c'est le paramètre le plus facile à régler.
Vous n'allez pas refaire une enceinte plus petite ou plus grande.
Vous n'allez pas changer de haut-parleur.
Donc il ne vous reste que la solution de mettre au point l'évent.

La fréquence d'accord du bass-reflex se trouve généralement dans la fourchette FB = Fs et FB = 0.383 * Fs / Qts.
Vérifiez, par calcul, que votre évent permette bien, avec une longueur plus ou moins longue, de passer toutes ces valeurs.
Vérifiez aussi qu'il est assez gros en diamètre pour pouvoir passer le niveau SPL maxi du HP, (et pas trop long pour pouvoir entrer dans votre enceinte).
La Base de Données va jusqu'au bout des calculs d'évent.


Mise au point des évents circulaire :

Installez dans votre enceinte, un évent en PVC provisoire à la longueur la plus courte calculée, voire plus petit encore.
Puis glissez dans cet évent court, une feuille de papier à dessin épais, roulée dans le tube court, et coupée à la longueur de l'évent long.

Vous mettez une enceinte avec la feuille à dessin coupée à la longueur de l'évent long, et l'autre avec 5 mm de moins.
Vous comparez les 2 enceintes en monophonie, en comparaison directe Droite / Gauche, et vous gardez le meilleur des 2.
Et vous recommencez autant de fois que nécessaire, jusqu'à trouver l'optimum.
Avec des HP bien rodés (500 Heures minimum), et une comparaison en mono droite / gauche, vous pouvez faire une mise au point à 2 mm prés sans problème.

Réglage de la longueur de l'évent


Mise au point des évents rectangulaires :

C'est un peu moins facile que pour les évents circulaires, mais avec un peu de méthode il est facile d'y arriver.
Le premier point est de réaliser un évent qui donne une fréquence d'accord la plus élevée parmi celle données par les alignements courants.
Avec un accord trop haut en fréquence, il faudra réduire la surface pour trouver la bonne fréquence d'accord.

Ensuite il faut se couper un certain nombre de tasseaux de la profondeur de l'évent.
La méthode devient toute simple, vous glissez un tasseau, deux tasseaux, ..., ect, jusqu'à trouver et dépasser le meilleur accord à l'écoute.
Une fois la bonne surface trouvée, vous mettez à demeure dans l'évent la planche de la taille qui convient pour avoir la bonne surface trouvée avec les tasseaux.

Sur une enceinte ONKEN avec 6 ou 8 évents rectangulaire, vous commencez à déterminer le nombre d'évents dont vous avez besoin, en restant du coté de la surface trop grande.
Puis vous glissez un, deux, ou plus tasseaux dans les évents qui restent.
S'il vous reste 5 évents, il faut glisser 5, 10, 15 tasseaux, les évents qui restent doivent tous avoir la même surface.

J'ai vu des enceintes ONKEN avec 7 évents au lieu de 8, jamais avec les 7 évents qui restent avec une surface légèrement réduite.
La mise au point est notoirement insuffisante !!!


Ecoute et mesure :

Certain d'entre vous rencontre des difficultés pour faire cette mise au point à l'écoute, et pour déterminer le meilleur accord.
Il reste la bonne vieille méthode de mesure de la courbe d'impédance qui comprend deux bosses.
La fréquence d'accord est le minimum d'impédance entre les deux bosses.
Les images ci-dessous sont calculées avec les outils de calculs de la base de données, et ont une résolution de 720 pixels de 10 à 320 Hz, 144 pixels par octaves.

Si les deux bosses d'impédance sont égales vous êtes exactement avec FB = Fs = 47.71 Hz dans l'exemple.
Cette optimisation s'appelle "Bosses de chameaux"...

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Si la deuxième bosse est plus petite que la première, vous êtes accordé au dessus de Fs, avec FB = 52.5 Hz dans l'exemple.

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Si la première bosse est plus petite que la seconde, vous êtes accordé en dessous de Fs, avec FB = 41.4 Hz dans l'exemple.
La mise au point à l'écoute donne souvent des résultats de ce type.

image354.jpg


Si vous n'entendez pas distinctement a quelle fréquence se trouve l'accord optimal, réglez l'évent pour avoir la première bosse un peu plus petite que la seconde, ce ne sera pas totalement faux, ni optimal.
Quand je lisais des bancs d'essais d'enceintes dans la Revue du Son, et que je regardais la courbe d'impédance, je voyais de moins en moins d'enceintes avec les deux bosses égales alors que 10 ans plus tôt c'était la règle.

La courbe d'impédance mesurée de ma dernière enceinte mise au point à l'écoute n'a absolument pas deux bosses égales.
Je ne suis pas d'accord avec ceux qui, sur les forums, disent de régler l'évent avec deux bosses identiques. Je leur conseille d'écouter un peu plus, (encore plus !!!), leur mise au point...

Impédance du LB seul dans son enceinte


Notez aussi que la taille de la deuxième bosse varie avec le coefficient de fuite de l'enceinte et du HP.
Le site de Francis Brooke explique bien ce point.
Comment pouvez vous régler un évent pour avoir deux bosses d'impédance égales, si un simple changement de la quantité d'absorbant dans l'enceinte casse votre belle mise au point ?


Influence des pertes :

Les trois courbes d'impédance ci-dessus ont été obtenues avec des valeurs moyennes des coeficients de pertes.

  • Perte par absortion de l'enceinte (entre 5 remplie et 120 vide) Qa = 35.
  • Perte par fuite (entre 10 faible fuite et 20 pas de fuite) Ql = 10.
  • Perte par frottement dans l'évent (entre 70 et 140) Qp = 70.

En fonction des valeurs utilisées, la valeur des deux bosses d'impédance change sensiblement.
Si vous cherchez l'accord qui donne les deux bosses d'impédance rigoureusement égales et que vous changez la quantité d'amortissement, les deux bosses ne sont plus égales.
N'est-ce pas la preuve que l'accord qui donne les deux bosses égales n'est qu'une vue de l'esprit, une simplification hative fait par ceux qui ne prennent pas le temps d'écouter ce qu'ils réalisent ?

Vous trouverez les courbes qui démontrent ce que je viens d'écrire sur le site de Francis Brooke en 5.6.1 : Quelle courbe de réponse en fréquence ?, voir le modèle avec pertes.


Que faut-il écouter ?

Vous réglez le grave, écoutez le médium !!!
Un grave mal réglé bave sur les autres fréquences, le bas médium, le médium, les aigus, ce que j'apelle un effet de masque.
Vous n'arriverez pas a régler votre évent en écoutant que le grave.
Vous y arriverez facilement en écoutant le médium et l'aigu, a condition qu'il y ai aussi du grave dans le message sonore : Vous n'aurez un bon médium-aigu que s'il n'y a pas de masque par les fréquences graves
Pour un accord entre 40 et 50 Hz, s'il y a de la contrebasse ou un basson dans le message sonore écouté vous êtes sur de faire marcher votre évent acoustiquement parlant.

Le calcul ne vous permet pas de trouver le bon accord, celui qui marche le mieux à l'écoute.
Il permet de savoir dans quelle fourchette de longueur il faut chercher les meilleurs résultats d'écoute, ce qui est déjà bien.
Si vous ne voulez faire le réglage qu'au calcul, vous devez savoir à l'avance le type d'alignement qui vous convient le mieux, avoir des HP rodés dont vous avez mesuré vous même les paramètres T&S, et ne pas oublier la résistances des selfs en série avec le HP.
Et même là vous n'êtes sur de rien...

Il est certes plus confortable pour moi de répondre, lorsque je suis contacté, évent diamètre intérieur ??? cm et longueur ??? cm, que de répondre évent diamètre ??? cm et longueur entre ??? et ??? cm.
Mais la vérité c'est de dire qu'il n'est pas possible de déterminer l'évent exact au calcul.
Je modifierai donc mon outil de calcul pour donner la fourchette de recherche à l'écoute...


Plus d'informations sur La mise au point et le rodage.


Ou faut-il faire cette mise au point ?

J'ai lu que certain sur les forums recommandent de le faire en extérieur.
Si vous faites des enceintes pour les vendre le conseil est certainement très bon, parce que totalement indépendant de la pièce.
Mais lorsque l'on réalise des enceintes DIY pour soi, c'est pour les écouter dans une pièce et à un emplacement bien précis. Pour moi, c'est dans cette pièce, à cet emplacement, que doit être fait la mise au point, parce que c'est là que vous souhaitez avoir les meilleurs résultats d'écoute.

Nous allons faire un raisonnement par l'absurde pour éclairer un peu plus cette méthode.
Imaginez que vous fassiez une mise au point parfaite en extérieur, puis que vous mettiez vos enceintes dans une pièce acoustiquement pourrie. Le résultat ne sera pas bon...
Si vous faites la mise au point dans la pièce pourrie le résultat pourra être meilleurs parce que vous aurez intégré la pièce dans la mise au point.
D'un coté vous avez une mise au point parfaite et un résultat pas bon, de l'autre coté vous avez une mise au point en situation et un résultat un peu meilleurs. Pourquoi ce priver de de gain ?

La conséquence est que si vous déménagez, si vous changez de technologie d'ampli (du tube vers le transistor ou inversement), la mise au point de l'évent est à refaire.
Ce sera minime, ou sans modification, pour un changement de pièce, plus important pour un changement d'ampli.
L'idée de terminer les enceintes dans votre garage, mise au point comprise, avant de les installer dans votre salon ne marche pas...

Je vais pondérer cet avis sur la base d'une mise au point que j'ai réalisé : Mes enceintes dans ma pièce.
J'ai écouté les soeurs jumelles de ces enceintes dans une autre pièce et sur d'autres électroniques. Je n'ai pas ressenti le moindre besoin de faire des essais pour vérifier l'évent.
L'accord de l'évent dépend certainement du HP et de l'enceinte, et probablement moins de la pièce, avec une pondération entre les deux que je ne connais pas.
Mettez vos enceintes au point dans votre pièce d'écoute, vous ne pouvez pas vous tromper...


Température, altitude et humidité :

C'est un cas qui concerne plus le monde de la SONO que les audiophiles.
Imaginez que vous mettez au point vos enceintes de SONO en plaine, et que devez allez sonoriser une après midi disco sur les pistes de ski, ou un concert sous les tropiques. Quelles sont les conséquences sur l'évent ?


Juste la température :

Pour cet exemple nous allons prendre un HP AUDAX PR38EX100VST, un HP vintage, avec une optimisation à -4 dB à Fb dans un volume interne de 100 L. Accord à 44.6 Hz.
La mise au point se fait chez moi, altitude 280 m, température 21°, humidité 40%. C = 344.349 m/s, Ro = 1.157 Kg/m3.
L'évent sera fait avec un tube PVC de 15 cm de diamètre intérieur, longueur 15.5 cm.

Un jour de canicule j'ai laissé les enceintes dehors, altitude 280 m, température 45°, humidité 40%. C = 360.107 m/s, Ro = 1.058 Kg/m3.
Les 100 L sont conservés, l'accord reste à 44.6 Hz. La longueur de l'évent passe à 18.0 cm.

Un jour de grand froid j'ai laissé les enceintes dehors, altitude 280 m, température -15°, humidité 40%. C = 322.035 m/s, Ro = 0.971 Kg/m3.
Les 100 L sont conservés, l'accord reste à 44.6 Hz. La longueur de l'évent passe à 12.1 cm.

La température augmente, l'évent est plus long. La température descend, l'évent est plus court.


Juste l'altitude :

Pour cet exemple nous allons prendre un HP AUDAX PR38EX100VST, un HP vintage, avec une optimisation à -4 dB à Fb dans un volume interne de 100 L. Accord à 44.6 Hz.
La mise au point se fait chez moi, altitude 280 m, température 21°, humidité 40%. C = 344.349 m/s, Ro = 1.157 Kg/m3.
L'évent sera fait avec un tube PVC de 15 cm de diamètre intérieur, longueur 15.5 cm.

Prenons cette enceinte pour aller faire une SONO sur les bords de la mer morte, altitude -430 m, température 21°, humidité 40%. C = 344.296 m/s, Ro = 1.259 Kg/m3.
Les 100 L sont conservés, l'accord monte à 44.8 Hz. La longueur de l'évent passe à 15.3 cm.

Prenons cette enceinte pour aller faire une SONO à Mexico, altitude 2250 m, température 21°, humidité 40%. C = 344.530 m/s, Ro = 0.909 Kg/m3.
Les 100 L sont conservés, l'accord descend à 43.9 Hz. La longueur de l'évent passe à 16.4 cm.

L'altitude augmente, l'évent est un peu plus long. L'altitude descend, l'évent est un peu plus court.
Les variations sont plus faible qu'avec la température, presque négligeable tant que vous restez en dessous de 1000 m.


Juste l'humidité :

Pour cet exemple nous allons prendre un HP AUDAX PR38EX100VST, un HP vintage, avec une optimisation à -4 dB à Fb dans un volume interne de 100 L. Accord à 44.6 Hz.
La mise au point se fait chez moi, altitude 280 m, température 21°, humidité 40%. C = 344.349 m/s, Ro = 1.157 Kg/m3.
L'évent sera fait avec un tube PVC de 15 cm de diamètre intérieur, longueur 15.5 cm.

Prenons cette enceinte pour aller faire une SONO par un temps très sec, altitude 280 m, température 21°, humidité 0%. C = 345.389 m/s, Ro = 1.150 Kg/m3.
Les 100 L sont conservés, l'accord reste à 44.6 Hz. La longueur de l'évent passe à 15.4 cm.

Prenons cette enceinte pour aller faire une SONO par un temps très humide, altitude 280 m, température 21°, humidité 100%. C = 345.349 m/s, Ro = 0.909 Kg/m3.
Les 100 L sont conservés, l'accord reste à 44.6 Hz. La longueur de l'évent passe à 15.7 cm.

L'humidité augmente, l'évent est un poil plus long. L'humidité baisse, l'évent est un poil plus court.
Les variations ne sont pas significatives.


Conclusions :

Ce sont les variations de température qui créent les plus fortes variations : Le thermomètre devrait faire partie des outils du DIYeur d'enceintes !!!
Mais si je vois ce qui se passe chez moi ou je chauffe l'hivers, la température reste tout le temps entre 21 et 26°, donc avec des variations non significative sur la longueur de l'évent qui reste dans les tolérances de mise au point en pratique.
En passant de 21 à 26°, la longueur de l'évent passe de 15.5 à 16 cm. Une mise au point à 0.5 cm près est une belle performance même si j'arrive à le faire à 0.25 cm prés.

Pour un professionnel de la SONO, et par rapport au lieu de mise au point de l'enceinte, trouver à la fois un lieu ou la température augmente quand l'altitude augmente, ou un lieu ou la température baisse quand l'altitude baisse va être difficile.
Sans doute faut-il parler de la boite de nuit surchauffée d'une station de ski d'altitude, ou de la SONO glacée sur les bords d'une plage l'hivers ?
Dans les cas courants, la SONO sur les pistes de ski l'hivers, ou sur une plage l'été, une petite partie des variations dues à la température sont compensées par l'altitude.

Les fabricants de filtre actif ne s'y sont pas trompés, il y a un paramètre température pour compenser les délais, il n'y a pas de paramètre altitude.
La température est le seul paramètre qui fait varier C entre 320 et 360 m/s dans mes exemples. (Certains livres ne parlent que de 344 m/s !!!)



La mise au point des filtres passifs

Mise à jour : 14 mai 2018.


Le calcul des filtres passifs fait l'hypothèse que les haut-parleurs sont assimilables à une résistance pure.
Pour respecter cette hypothèse, des éléments de correction d'impédance ont été ajoutés, R6, L6 et C6 sur un médium ou un tweeter, RRC ou CRC pour un grave.
Malgré toutes ces précautions, il peu y avoir un écart entre les valeurs calculées et les valeurs qui marchent le mieux à l'écoute, écart d'autant plus grand que le haut-parleur demande en plus du filtrage, une correction de courbe de réponse.
Pour ces raisons, et quelque soit le soin apporté à la phase calcul, une mise au point est indispensable.

Si vous êtes équipé d'un système de mesure, c'est le moment de mesurer les courbes de réponse et d'impédance de chacun de vos haut-parleurs, et de passer à un simulateur de filtre.


Matériel :

Outre la touche mono sur votre ampli, ou entre le lecteur de CD et votre ampli, il faut un certain nombre de composants d'avance :
Des selfs, des condensateurs, des résistances en 2 ou 4 exemplaires chacun.

Comme vous ne pouvez pas avoir toutes les valeurs en stock, il va falloir "fabriquer" la bonne valeur par la mise en parallèle de 2 ou 3 composants :
2 condensateurs en parallèles : C = C1 + C2.
2 résistances en parallèles : 1/R = 1/R1 + 1/R2.

Je ne met jamais en série 2 composants pour faire la bonne valeur.
Je préfère prendre des valeurs plus élevée pour les résistance et les mettre en parallèle : 1/R=1/R1+1/R2.
Pour les condensateurs, je prends des valeur plus faible, et je les mets aussi en parallèle : C=C1+C2
Pour les selfs, j'ai toutes les valeurs dont j'ai besoin, je ne les mets ni en série, ni en parallèle, mais parfois je les débobine...

Quand je sors mes boites de composants pour faire une mise au point, cela impressionne toujours...

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Pécuniairement c'est aussi une belle somme, mais qui s'est étalée sur au moins 30 ans...


Précision :

Un condensateur se règle à 0.33 mF prés assez facilement.
Pour un tweeter coupé à 9 ou 10000 HZ, je descend à 0.22
mF, et même à 0.1 mF.

Je conserve les selfs à leur valeur standard, et je m'en contente.
L'ajustement de la fréquence de coupure se fait avec les condensateurs.
Êtes vous réellement à 50 ou 100 Hz prés sur la fréquence de coupure ?

Les résistances se règlent à 0.3 ou 0.4 Ohms près pour les correcteurs RC, RLC et atténuateurs simples.
Pour les atténuateurs à impédance constante, il est parfois nécessaire de descendre à 0.1 ou 0.2 Ohms prés pour la résistance série.
La valeur de la résistance en parallèle est calculée dans ce cas.

Enfin pour la mise en phase des haut-parleur, 1 mm me semble une bonne valeur.
La difficulté n'est pas pour entendre la différence, mais pour mesurer correctement son réglage...
Pour le réglage des mes FOSTEX T925 sur mes baffles plans, je me suis fait un petit outillage avec un tasseau de 30x30, un écrou a frapper, et une vis M5 au pas de 0.8 mm.
La précision de 0.8 mm est suffisante, et je n'envisage pas d'aller taquiner le 0.4 mm...

La conséquence de ces précisions et qu'il faut avoir quelques composants de valeur moins courante :
Des condensateurs de 0.22, 0.33, 0.47 et 0.68 uF.
Des résistances de 47, 68, 100, 150, 220 et 470 Ohms.
Et il est parfois utile de mettre 3 composants en parallèle pour y arriver.


Qualité subjective des composants :

Humble maison Hi-Fi, test de condensateurs.
La limite aux composants de qualité très souvent hors de prix, c'est quand le filtre actif revient moins cher...
Gardez bien cette règle en tête, c'est une excellente limite.
Comptez dans le prix les composants achetés pour rien, parce que pour la mise au point à l'écoute il faut des composants d'avance.


Plus de détails sur la mise au point des filtres :

J'ai rencontré deux internautes, l'un chez lui, l'autre chez moi pour la mise au point de leurs enceintes.
Il y avait une grande similitude dans leur approche :
- Pas de touche mono pour comparer rapidement deux solutions sur deux enceintes.
- Incompréhension sur le critère d'écoute : l'image sonore.
Dans ces conditions, il était facile pour moi d'obtenir de meilleur résultats, même si dans les deux cas le réglage de base était assez bon.

Je ne reviendrai pas sur la touche mono. Vous avez ou vous n'avez pas le matériel.
Mais devant la simplicité de réalisation, ne passez surtout pas à coté.

Si vous ne retenez pas l'image sonore comme critère de sélection, vous allez écouter les timbres des instruments ou de la chanteuse.
Comme vous ne connaissez pas parfaitement le timbre réellement enregistré sur le disque et voulu par le preneur de son, vous allez imaginer un timbre qui vous plait, et essayer de le reproduire grâce à un réglage particulier.
Mais ce réglage ne conviendra qu'a un passage précis d'un disque précis. Les autres passages des autres disques ne vous plairont pas...
Je l'ai écris plus haut, si vous ne retenez pas l'image sonore comme critère de choix, c'est l'échec assuré.

Mettez vous un disque en mono sur une seule enceinte, fermez les yeux, et imaginez l'image sonore :
Elle est grande ou petite ? En avant ou en arrière ?
Plus elle est grande et en arrière, mieux c'est.
Vous comparez avec l'autre enceinte qui a un autre réglage.
Le meilleur réglage c'est la plus grande image sonore, ou la plus en arrière.
C'est simple facile et ça marche a tous les coups, mais faites un petit effort pour l'appliquer.


Amortir la surtension des selfs :

Jean-Claude TORNIOR m'a envoyé un courriel sur le Choix des selfs, dont vous pouvez en lire l'intégralité en cliquant sur le lien.
Un passage a besoin d'être illustré par un schéma.
Vous avez ci-dessous la copie du passage du courriel, et le schéma d'illustration.

Pour ma part, sur la "JCT Héritage", je n'utilise que des selfs à noyaux en ferrite avec du fil de 1,4mm en dessous de 150 Hz, pour une résistance totale de 0,2 ohms.
Pour les selfs de moyenne fréquence, le diamètre est de 0,8mm (maxi) pour une résistance inférieure à 0,5 ohms.
Ces selfs à Q élevé, utilisées en conjonction avec des condensateurs de haute qualité peuvent créer des surtensions qu'il est toutefois facile d'amortir par une résistance ajustée, placée en série sur le composant relié à la masse. Cette configuration vous permet de conserver le minimum de résistance série avec le transducteur.
Pour exemple, si vous réalisez une cellule de grave pour le HP basse, vous placerez la self en série sur le HP et vous amortirez le condensateur à la masse (si c'est nécessaire) par une faible résistance en série ajustée pour amortir la surtension.

A gauche le schéma théorique, et à droite le même schéma avec la résistance Ra d'amortissement de la surtension des selfs.
Je n'ai pas le souvenir d'avoir essayé cette solution.
C'est pourtant un moyen de mise au point des filtres a ne pas laisser passer.

filtre_amorti.jpg


L'avis de Jean-Claude TORNIOR :

Je viens de tomber sur votre préambule sur les filtres de fréquences pour HP passifs.

Après avoir éculé depuis 1972 tous les calculs donnés de Bessel à Tchebytcheff, je suis devenu un des spécialistes de l'empirique avec des
"combines" de luthier.
Voici mon modeste avis que je vous livre en toute sympathie.

Pour "bricoler" une cellule de filtrage il faut se mettre en situation. C'est à dire qu'il faut disposer d'un générateur de fréquence, d'un amplificateur et d'un voltmètre alternatif de précision linéaire en fréquence.
En oubliant toutes les théories, il faut tracer la courbe de tension sur un papier log de manière à obtenir des recoupements réguliers entre fréquences à -6dB en tension à la coupure choisie.
Cette méthode intègre les variations d'impédance des HP ainsi que les surtensions occasionnées selon le Q des composants.
Un truc de fabricant évolué est de mélanger des composants de fort Q (selfs à ferrite, condensateurs à film) en série avec le signal et des composants à faible Q (condensateurs chimiques, selfs à air) pour ceux combinés en liaison avec la masse.
Si une surtension subsiste il est toujours possible de l'amortir avec une résistance.

Vous serez étonné des valeurs de composant auxquelles vous arriverez.
Pour exemple sur le filtrage à 12 dB d'un grave Altec à 500 Hz les calculs théoriques nous donnaient une capa en pied de 17 uF et à l'expérimentation nous avons abouti à 75 uF.

En espérant que mes informations vous seront d'une quelconque utilité.

Jean-Claude TORNIOR


Mise au point, câblage en l'air :

image364.jpg

Le bornier est retiré, et les fils sortent par derrière. Il sont en pratique encore trop court, tout dépend de la place que vous avez sur le coté. L'idéal c'est posé sur le dessus de l'enceinte.
Vous avez le droit de penser que c'est passablement en pagaille. Comment faire autrement ?
Soignez les soudures, c'est important.
C'est un filtre à 18 dB passe haut, avec LPAD et RLC de correction d'impédance à la résonance du tweeter.

Une fois les valeurs trouvées, il est possible de faire un filtre propre qui sera placé dans l'enceinte.
Entrée du signal à droite. Sortie vers tweeter à gauche.
Le fil bleue ressort de dessous la plaque derrière la self de 0.56 mH et replonge 2 cm après. C'est suffisant pour grouper toutes les masses.
Quelques vis et rondelles tiennent les composants en place.
On voit parfaitement :
- Capa, self en parallèle et capa suivit d'une résistance en série. C'est un 18 dB.
- La résistance en parallèle du LPAD, 2x18 Ohms et 150 Ohms en vert.
- Le RLC de correction d'impédance, les trois résistances au fond, la self de 2.5 mH, et les 33 uF.
Le gros pâté de soudure vers la sortie + du tweeter n'est pas joli.

image369.jpg


Réglage d'un large bande :

Je vais essayer de vous montrer les interactions possibles dans le réglage d'un large bande au sein d'un système trois voies en multi amplification active et sur baffle plan.

La fréquence de coupure entre le grave et le large bande est importante :
Une coupure plus haute est intéressante pour la tenu en puissance du large bande, et pour l'énergie apportée par un haut-parleur de grave de grand diamètre.
Mais une coupure trop haute fait perdre l'homogénéité de la restitution par un haut-parleur unique, le large bande.
Enfin un baffle plan commence à couper beaucoup plus tôt que ne le laisse croire la théorie, qui donne la coupure à -3 dB, donc avec une atténuation théorique de -1 dB une octave au dessus de la coupure et -0.3 dB deux octaves au dessus.
La solution passe par l'égaliseur paramétrique du filtre actif, qui permet de rajouter un peu de bas médium pour compenser la coupure naturelle du baffle plan, et par une coupure raisonnablement basse vers 180 Hz.
Rajouter ce bas médium qui manque éclairci considérablement le médium.

Le médium d'un large bande n'est jamais parfaitement linéaire.
Une ou deux corrections le rende beaucoup plus acceptable, et facilite la coupure avec le tweeter.
Modifier une correction dans le médium oblige a modifier aussi la coupure du tweeter pour équilibrer l'ensemble.

Un large bande monté sur un baffle plan est sujet a un effet de bord. ( F = 34340 / Largeur, Largeur en cm ).
Une correction a cette fréquence rend tout un coup le médium beaucoup plus léger, plus naturel.

La fréquence de coupure avec le tweeter est aussi importante.
Je n'ai jamais réussi a couper bas un tweeter, même s'il est prévu pour. (Je ne désespère pas...)
Il y a une fréquence de coupure qui marche mieux que les autres. Cela est sensible sur la clarté et l'aération de l'ensemble du spectre sonore.

L'équilibre sonore global se fait en jouant à la fois sur le grave (un peu plus ou un peu moins), sur l'aigu (un peu moins ou un peu plus), et sur les égalisations de courbe de réponse dans le bas médium et le grave.
QUAD avait fait sur un préampli un réglage de tonalité qui permettait de basculer complètement la courbe de réponse autour d'une fréquence centré sur 1000 Hz environ. En atténuant le grave cela remontait les aigus, en remontant les aigus cela atténue le grave.
C'est exactement ce réglage que l'on refait en jouant sur l'équilibre sonore global.
Une agressivité du haut médium aigu, que je ne supporte pas, se corrige très bien ainsi.
0.3 ou 0.5 dB change l'équilibre global du tout au tout.
Un médium aigu réglé un peu plus doux, associé a un bas médium présent font très bien passer un grave un peu court...
Un grave court ne passe pas avec un bas médium un peu plus absent et un médium aigu plus agressif.


retour_menu.jpg precedant.jpg navigation_baffle_plan.jpg suite.jpg 04_v.jpg





Annexe :



La touche mono

Mise à jour : 11 mai 2018.


J'ai longtemps défendu la touche mono comme la solution unique, la seule réellement efficace, pour mettre au point des enceinte.
Il a fallut que je m'équipe d'un système de mesure, et que j'ai la curiosité de mesurer les deux enceintes séparément, pour que je me fasse réellement peur, et que je complète cette méthode.


Pour débuter :

Je ne sais pas régler d'enceintes sans faire de comparaison droite / gauche avec le même signal sonore sur les deux enceintes.
Sur les ampli actuel, la touche mono à complètement disparue.

Le petit montage ci dessous, à intercaler entre votre source préférée et votre ampli vous permettra de résoudre le problème.
Vous aurez au préalable vérifié que les masses sont bien communes des 2 cotés.

image15.gif

Les 2 interrupteurs de coupure D et G ne sont pas indispensable.
Tous les boutons de balances ne sont pas à 100%, et les potentiomètres de balance ne supportent pas toujours plusieurs années de réglage...
Pour moi ils sont indispensables, et je ne touche pas à la balance.

Je n'ai pas inventé cette touche mono.
J'ai analysé un préampli du commerce, AUDIOANALYSE C55, qui était branché de cette façon avec l'interrupteur mono situé après le potentiomètre de volume.
Dans le schéma ci dessus, les valeurs des résistances ont été fixées par un électronicien :

Si une certaine atténuation peut être tolérée, un sommateur constitue d'1 résistance de 10kilohm en série avec chaque point chaud des 2 sorties du pré amplificateur et d'une résistance de 1k en parallèle sur l'entrée de l'amplificateur, devrait être assez universel

J'utilise depuis plusieurs années cette solution dans mon pré ampli passif, et je n'ai jamais eu le moindre soucis avec mes appareils, que ce soit les sources CD, DVD, décodeur câble, tuner, télé, ou l'ampli de l'autre coté.
Je l'utilise toujours aujourd'hui avec les même sources, et un filtre actif BEHRINGER DCX 2496.


Pour ceux qui sont équipé :

L'inconvénient de cette méthode vient de la dissymétrie de la pièce d'écoute.
Cette dissymétrie est dû a la pièce elle même, ou aux meubles dans la pièce.
Toujours est-il que lorsque l'on mesure la courbe de réponse de chaque enceinte indépendamment, on arrive a se faire très peur : 5 dB d'écart à 500 Hz chez moi, un creux inimaginable à 200 Hz et pas de graves...

image646.jpg


Soyons philosophe :

  • Si vous êtes capable de mesurer la dissymétrie de votre pièce, conservez donc votre système de mesure pour la mise au point.
  • Si vous n'avez pas de système de mesure, vous allez, avec la touche mono, faire une moyenne entre les deux enceintes.
    Et comme vous ne connaîtrez pas l'étendue réelle des dégâts, vous ne vous prendrez pas la tête avec des supposition.
  • Enfin le chapitre Égaliseur vous montrera comment on se sort en beauté de cette situation qui semble désespérée : +/-1 dB de 40 à 16000 Hz...



Écoute des autres systèmes

Mise à jour : 2008-05-31.


Quand vous allez souvent sur les forums, vous rencontrez des internautes qui viennent parfois écouter votre installation, ou c'est vous qui vous déplacez pour écouter la leur.
Parfois ces écoutes sont suivies d'un compte rendu sur le même forum.
Ces comptes rendus sont parfois intéressant, mais il y a aussi un certain nombre de pièges aussi bien pour ceux qui les écrivent que pour ceux qui les lisent.


Intérêt :

Il est particulièrement intéressant d'aller écouter d'autres installations ou de faire écouter la sienne.
Aucune chaîne n'est parfaite.
Écouter une chaîne qui a des défauts placés a d'autres fréquences que chez soi permet de repérer ou se trouvent réellement les problèmes.
De même s'il n'est pas toujours agréable de s'entendre dire que sa chaîne ne marche pas aussi bien qu'on le croyait, le savoir permet de progresser et d'améliorer.
Toutefois les diagnostics et solutions qui sont proposés par un autre auditeur doivent être analysés avec soin.


Pièges :

Imaginez que vous ayez une chaîne composé d'un large bande en direct sur un ampli et sans la moindre correction.
Vous avez parfaitement le droit de trouver l'écoute excellente et le médium remarquable.
Pourtant les larges bandes linéaires dans le médium sont particulièrement rares.
Vous vous êtes donc habitué à une écoute avec une bosse plus ou moins importante dans le médium.

Quand vous écouterez une installation qui n'a pas cette bosse, ou qui en a une ailleurs, quel sera votre réaction à l'écoute ?
Vous allez ressentir un manque.
Or si vous écoutez longuement sur plusieurs jours cette deuxième installation, quand vous reviendrez sur la votre cela vous semblera insupportable.

Nous sommes tous pareil a ce niveau, nous jugeons les chaînes des autres à partir des habitudes d'écoute de notre propre chaîne, et des défauts de celle-ci.
Il est parfaitement possible de ressentir comme défaut ce qui est une qualité :

  • Un médium linéaire quand on est habitué à une bosse dans le secteur.
  • Un grave linéaire quand on a un grave mal réglé qui en rajoute un peu.


Validité :

La mise au point d'une installation est longue et se fait en plusieurs itérations successives.
Autant dire que ce n'est jamais complètement réglé.
Parfois les remises en cause sont importantes entre deux itérations.

Que faut-il penser d'un avis d'écoute, écrit sur un forum, qui a plus de 6 mois ?
Si nous sommes dans le cas d'un large bande dans un baffle clos en direct sur l'ampli, il n'y a probablement pas de changement significatif, a part des effets d'absorbants.
Si le même large bande est en bass-reflex, l'accord peut avoir changer, ce qui change complètement le rendu du grave et du médium par suppression des effets de masques.
Donc même dans les cas simples, la validité dans le temps d'un compte rendu d'écoute est incertaine.

Que faut-il penser maintenant d'un compte rendu sur un système en multi amplification active ?
Il est tellement facile de changer du tout au tout le rendu de l'écoute en jouant :

  • Sur les fréquences et pentes de coupure.
  • Sur les égalisations diverses,
  • Sur les retards entre haut-parleurs,
  • Sur les niveaux relatifs,

que le compte rendu (pas terrible ?) d'il y a 6 mois est totalement dépassé aujourd'hui.


Compte rendu :

Si vous faites un compte rendu parce que les autres en on fait un avant vous, vous perdez votre temps.
Si vous faites un compte rendu pour remercier celui qui vous a fait écouter son installation, vous n'utilisez pas la bonne méthode, un courriel perso, un coup de fil ou une lettre sont plus efficace.
Est-ce utile de faire un compte rendu pour dire que je suis allé chez untel ? C'est le seul message que vous avez à faire passer ?
Enfin bien sur votre compte rendu évitera les pièges grossiers évoqués précédemment.


Vécu :

J'ai écouté trois fois la même installation, deux fois dans d'excellente condition, la troisième fois avec un gros trou de 5 dB dans le bas médium, je ne l'ai su qu'après.
Je suis rentré bien déçu la troisième fois, en me disant que mon système avait réellement progressé...
Imaginez ce que j'aurai pu raconté si j'avais fait un compte rendu la troisième fois ?
Le compte rendu aurait-il reflété la réalité des choses ?
Sachez qu'en allant écouter une installation, vous pouvez tomber sur un petit ou gros bug ponctuel, qui sera probablement vite corrigé dans les jours qui suivent.
Le mieux est d'en parler en privé, et de ne pas en faire état en public via un forum.


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Merci pour votre visite.


Dôme acoustique : La conception des enceintes acoustiques.


Il y a un savoir vivre élémentaire qui consiste à demander l'autorisation avant de reprendre tout ou partie de ce qui est écrit dans ce chapitre.
Ne pas respecter ce droit élémentaire vous expose à des poursuites sous toutes les formes.